Présentation

Catégories

Images Aléatoires

  • ma rue
  • vue de Dublin
  • luminaires dans un bar
  • concert de Cali
  • une eglise transformee en magasins !
  • luminaires dans un bar
Lundi 27 février 2006 1 27 /02 /Fév /2006 16:58
  

ENTRE REVES ET FICTIONS


Si j’avais été magicienne, j’aurais transformé mon écriture en calligraphie, mis cette réflexion sur un papier, froissé par le temps, légèrement enroulé, recroquevillé par les années. J’aurais pris une plume d’oie, longue et légère, grattant, effleurant à peine le papier, support à préserver. Je l’aurais trempé dans une encre bleue, noire, encre de nos réflexions, fumée jaillissant de notre cerveau en constante ébullition. Le tout aurait construit un ensemble , fruit d’une soirée tardive, tranquille clapotant comme l’eau d’un torrent en formation revenant des neiges éternelles, à l'écoute d'une virtuosité de jeunes Jazzmen, resplendissants !

Mais je ne suis pas magicienne, je suis en ébullition, en tourbillon, en bizarrerie aujourd’hui. Mon corps ne s’active peu : il donne à mon esprit son énergie. Alors celui-ci pense, rêve, s’extasie, s’assombrie au gré des nuages par la fenêtre. Il vogue , voyage, s’enflamme, revient, redémarre et virevolte. Il fait des sauts légers, volatiles, volages dans le passé puis s’avance doucement à pas de loup vers le futur et hop s ‘assoit sur le canapé à contempler l’heureuse danse des poissons. Il part souvent , en cette journée, vers des paysages crèmes, ocres, au ciel noir et lumière. Au milieu une étendue bleutée limpide ; un nuage s’amuse à cacher des morceaux de ce paysage. Il court et tombe quelque peu dans cette eau. Il va rejoindre une monticule où des blocs de roche dorment, s’affaissent. Ils s’élèvent au milieu d’une lande fantasmagorique épaisse et drue. Elle forme une couverture brune piègant les roches fainéantes. Des fleurs offrent un panel d’énergies positives : roses, blanches, bleues, .. Elles éclatent tels des coups de feux de victoire. Elles allument des brins d’espoir. Elles parsèment le cœur de gaieté, d’enthousiasme, de sucrerie, de coloration. Elles grimpent jusqu’à la crête des rochers, se fourrent au chaud entre les pierres. Au loin un dôme s’élève, une tache plus grise le surmonte d’un aspect religieux. Ce dôme propose une vue surprenante d’un paysage acariâtre, sec mais plein d’humeurs. Il faut du temps pour l’observer, le sentir, le dompter. Rares sont ceux qui connaissent les habitudes de cette lande, parsemée de folies. Il se doit d’être passionné par cette culture, de s’être approprié les lois de cette formation. On entend dans le vent , soufflant des histoires à voix basses. Une drôle de musique faite de rythme : son chemin buté par les blocs de roc, fait varier le son du vent. Il entraîne alors le mouvement du corps, oblige à sentir la chaleur moite des mains des compagnons d’infortune, et ponctue cette étrange cérémonie par des claquements secs du cuir sur la terre. Ce tableau nous conduit à la découverte de ses habitants. L’un, cheveux longs, mitigés, exprimants un chemin noueux, s’accomplie comme trapu. L’autre, cheveux fous, courts, abhorre une paire d’Yeux noirs. Ils s’animent dans le paysage, expriment leurs profondeurs. Ils s’adaptent et s’implantent à nouveau au sein d’un étonnant assemblage aride . Ils jaillissent ce qu’ils avaient laissés, enfouis un temps donné pour des pratiques une vie plus normale, plus «  sans goût ». alors là chantent des notes parlant de culture, de patrimoine, d’histoires et de racines. Ils gambergent sur ses roches où l’érosion tente, en vain, de les polir. Celles-ci sont rebelles, dures, puissantes et ne laissent pas sortir leurs traces. Les gens se retrouvent dans ses formes, ils les comprennent, les caressent. Ils causent le même langage. Ils défininssent les mêmes règles , faites d’ombre et de clarté. Ils creusent dans les souvenirs un passage vers l’avenir. Ils exposent et s’ouvrent telle l’étendue d’eau dans ce paysage rude. Ils grandissent avec leurs rêves, raisons et passion(s). Ils s’élèvent et se déplacent en suivant les nuages cotonneux et capricieux. Ils parlent le bruit du vent, en continu. Ils s’établissent une marche à suivre. Ils s’emploient à découvrir de nouvelles richesses culturelles et patrimoniales. Couvrent dans les chemins remplis de cailloux disposés, lancés, il y a fort longtemps. S’extasient devant une route anciennement où le cliquetis du bois et fer des charrettes, venaient à passer par ici. S’essoufflent devant une splendeur pareille et s’émotive dans un lieu assoiffé de vieillesse, de traditions et de beautés.

Je peux dire que j’ai rencontré des personnages attachés à une Terre et attachants, dans un endroit constituant une tradition celtique, une découverte enivrante d’apports et de gaieté.

le 15 Mai 2005.

Par Miss Purple - Publié dans : Passions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 27 février 2006 1 27 /02 /Fév /2006 16:45
 

Un dimanche soir.

Moules-Frites sympas avec potes.

Petit tour en Bretagne, à découvrir la vraie campagne et ses couleurs orangées, ses forêts qui reprennent vie et ses routes valonneuses. Et puis, arriver sur le « Boulevard de l’Océan » en face la mer, la route le long. Un blockhaus noir, un océan bleu-gris, un voilier blanc. Sortir la tête et recevoir toute la force de cette mer ventée ! Discuter, raconter, ses poser, voir, apprécier et vivre, ce moment, cet instant T pour pouvoir s’en souvenir dans les moindres détails et l’appeler à la surface juste avant de dormir, quand on est sous la couette bien au chaud, en entendant les vagues, la mer, mais une autre mer, un peu plus loin. Ma mer à moi, celle de la rade, de la citadelle, du tas de rochers à droite, du piton rocheux, en face au milieu , des 3 phares verts et un rouge.

Celle du tonnement particulier quand un grand navire fait sonner sa corne de brume pour signaler son arrivée. Ça résonne de partout, contre l’eau, les murs de la citadelle, des maisons, … Et puis se dire « tiens c’est marée haute » ou « elle descend loin aujourd’hui ».

Voir les pêcheurs à pied, avec leurs seaux. Quand ils sont baissés, ils forment un V à l’envers, avec un point à coté (le seau).

Toujours des belles images, les rayons du soleil qui percent les nuages, pour se jeter dans cette étendue liquide, ponctuée d’écume blanche, c’est jour de tempête !

C’est le jour de tempête que je préfère ( sauf quand elle casse les volets !) ! On sent vivre cette masse, elle s’exprime et remue ! Elle dit qu’elle existe. Le vent s’engouffre partout, on le sent dans le dos, puis sur le visage et va jusqu’à nous faire chanceler. Et puis parfois, la pluie nous single le visage, à nous tremper les os ! ça vivifie, ça réveille, on s’est où on habite ( « Rue de la tempête »).

J’aime ce grand jardin d’eau, plein de vie et tellement inatendue et détendant !

Ô mer, merci d’être chaque jour si particulière devant ma fenêtre !

Le 26 Février 2006.

Par Miss Purple - Publié dans : Passions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés