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Passions

Lundi 27 février 2006
 

Un dimanche soir.

Moules-Frites sympas avec potes.

Petit tour en Bretagne, à découvrir la vraie campagne et ses couleurs orangées, ses forêts qui reprennent vie et ses routes valonneuses. Et puis, arriver sur le « Boulevard de l’Océan » en face la mer, la route le long. Un blockhaus noir, un océan bleu-gris, un voilier blanc. Sortir la tête et recevoir toute la force de cette mer ventée ! Discuter, raconter, ses poser, voir, apprécier et vivre, ce moment, cet instant T pour pouvoir s’en souvenir dans les moindres détails et l’appeler à la surface juste avant de dormir, quand on est sous la couette bien au chaud, en entendant les vagues, la mer, mais une autre mer, un peu plus loin. Ma mer à moi, celle de la rade, de la citadelle, du tas de rochers à droite, du piton rocheux, en face au milieu , des 3 phares verts et un rouge.

Celle du tonnement particulier quand un grand navire fait sonner sa corne de brume pour signaler son arrivée. Ça résonne de partout, contre l’eau, les murs de la citadelle, des maisons, … Et puis se dire « tiens c’est marée haute » ou « elle descend loin aujourd’hui ».

Voir les pêcheurs à pied, avec leurs seaux. Quand ils sont baissés, ils forment un V à l’envers, avec un point à coté (le seau).

Toujours des belles images, les rayons du soleil qui percent les nuages, pour se jeter dans cette étendue liquide, ponctuée d’écume blanche, c’est jour de tempête !

C’est le jour de tempête que je préfère ( sauf quand elle casse les volets !) ! On sent vivre cette masse, elle s’exprime et remue ! Elle dit qu’elle existe. Le vent s’engouffre partout, on le sent dans le dos, puis sur le visage et va jusqu’à nous faire chanceler. Et puis parfois, la pluie nous single le visage, à nous tremper les os ! ça vivifie, ça réveille, on s’est où on habite ( « Rue de la tempête »).

J’aime ce grand jardin d’eau, plein de vie et tellement inatendue et détendant !

Ô mer, merci d’être chaque jour si particulière devant ma fenêtre !

Le 26 Février 2006.

Par Miss Purple
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Lundi 27 février 2006
  

ENTRE REVES ET FICTIONS


Si j’avais été magicienne, j’aurais transformé mon écriture en calligraphie, mis cette réflexion sur un papier, froissé par le temps, légèrement enroulé, recroquevillé par les années. J’aurais pris une plume d’oie, longue et légère, grattant, effleurant à peine le papier, support à préserver. Je l’aurais trempé dans une encre bleue, noire, encre de nos réflexions, fumée jaillissant de notre cerveau en constante ébullition. Le tout aurait construit un ensemble , fruit d’une soirée tardive, tranquille clapotant comme l’eau d’un torrent en formation revenant des neiges éternelles, à l'écoute d'une virtuosité de jeunes Jazzmen, resplendissants !

Mais je ne suis pas magicienne, je suis en ébullition, en tourbillon, en bizarrerie aujourd’hui. Mon corps ne s’active peu : il donne à mon esprit son énergie. Alors celui-ci pense, rêve, s’extasie, s’assombrie au gré des nuages par la fenêtre. Il vogue , voyage, s’enflamme, revient, redémarre et virevolte. Il fait des sauts légers, volatiles, volages dans le passé puis s’avance doucement à pas de loup vers le futur et hop s ‘assoit sur le canapé à contempler l’heureuse danse des poissons. Il part souvent , en cette journée, vers des paysages crèmes, ocres, au ciel noir et lumière. Au milieu une étendue bleutée limpide ; un nuage s’amuse à cacher des morceaux de ce paysage. Il court et tombe quelque peu dans cette eau. Il va rejoindre une monticule où des blocs de roche dorment, s’affaissent. Ils s’élèvent au milieu d’une lande fantasmagorique épaisse et drue. Elle forme une couverture brune piègant les roches fainéantes. Des fleurs offrent un panel d’énergies positives : roses, blanches, bleues, .. Elles éclatent tels des coups de feux de victoire. Elles allument des brins d’espoir. Elles parsèment le cœur de gaieté, d’enthousiasme, de sucrerie, de coloration. Elles grimpent jusqu’à la crête des rochers, se fourrent au chaud entre les pierres. Au loin un dôme s’élève, une tache plus grise le surmonte d’un aspect religieux. Ce dôme propose une vue surprenante d’un paysage acariâtre, sec mais plein d’humeurs. Il faut du temps pour l’observer, le sentir, le dompter. Rares sont ceux qui connaissent les habitudes de cette lande, parsemée de folies. Il se doit d’être passionné par cette culture, de s’être approprié les lois de cette formation. On entend dans le vent , soufflant des histoires à voix basses. Une drôle de musique faite de rythme : son chemin buté par les blocs de roc, fait varier le son du vent. Il entraîne alors le mouvement du corps, oblige à sentir la chaleur moite des mains des compagnons d’infortune, et ponctue cette étrange cérémonie par des claquements secs du cuir sur la terre. Ce tableau nous conduit à la découverte de ses habitants. L’un, cheveux longs, mitigés, exprimants un chemin noueux, s’accomplie comme trapu. L’autre, cheveux fous, courts, abhorre une paire d’Yeux noirs. Ils s’animent dans le paysage, expriment leurs profondeurs. Ils s’adaptent et s’implantent à nouveau au sein d’un étonnant assemblage aride . Ils jaillissent ce qu’ils avaient laissés, enfouis un temps donné pour des pratiques une vie plus normale, plus «  sans goût ». alors là chantent des notes parlant de culture, de patrimoine, d’histoires et de racines. Ils gambergent sur ses roches où l’érosion tente, en vain, de les polir. Celles-ci sont rebelles, dures, puissantes et ne laissent pas sortir leurs traces. Les gens se retrouvent dans ses formes, ils les comprennent, les caressent. Ils causent le même langage. Ils défininssent les mêmes règles , faites d’ombre et de clarté. Ils creusent dans les souvenirs un passage vers l’avenir. Ils exposent et s’ouvrent telle l’étendue d’eau dans ce paysage rude. Ils grandissent avec leurs rêves, raisons et passion(s). Ils s’élèvent et se déplacent en suivant les nuages cotonneux et capricieux. Ils parlent le bruit du vent, en continu. Ils s’établissent une marche à suivre. Ils s’emploient à découvrir de nouvelles richesses culturelles et patrimoniales. Couvrent dans les chemins remplis de cailloux disposés, lancés, il y a fort longtemps. S’extasient devant une route anciennement où le cliquetis du bois et fer des charrettes, venaient à passer par ici. S’essoufflent devant une splendeur pareille et s’émotive dans un lieu assoiffé de vieillesse, de traditions et de beautés.

Je peux dire que j’ai rencontré des personnages attachés à une Terre et attachants, dans un endroit constituant une tradition celtique, une découverte enivrante d’apports et de gaieté.

le 15 Mai 2005.

Par Miss Purple
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Lundi 27 février 2006
 Vogue

Vogue sur l’océan,

Apprends le rythme si doux, si particulier de la Mer, nourricière et meurtrière, mais si généreuse d’émotions.

Ecoute le cliquetis des voiliers lorsque le vent s’engouffre dans les voilures ; la manœuvre du génois, de la grand-voile ou du spi, les voiles bruissent, crépitent , frôlent la coque, le pont le caresse et suivent les ordres donnés, pour avancer par la force de la Nature. Cette grande dame donatrice, créatrice d’une diversité animale, végétale d’une quantité de climats, pays et autres lieux féeriques tant par leur immensité glaciale que leur incroyable richesse ! Cette grande dame que les humains amenuisent, réduisent pour construire une vie « civilisée », contraire au terme de « naturel ». Ne consommant que ce qui paraît le plus utile chez cette grande dame, en oubliant totalement, absolument la richesse qu’elle regorge lorsqu’on la laisse lentement se tenir à son goût, son humeur ! Les Hommes l’anéantissent, personne ne comprend réellement l’obligation de vivre avec cette grande dame !

Expliques aux oiseaux, aux poissons, à toute la faune maritime et volage, le sens des courants, la lois des marées, l’étrange mouvement de cette matière que l’on appelle « Mer » ou parfois «  océan ».Un rythme de l’eau assemblé à l’action de la terre souterraine, forme un étrange couple à la surface de la Planète. Une formidable danse, des va-et-vient insensés, des flots déchaînés, un calme plat, constituent une chorégraphie impressionnante de contrastes, de dangerosités, de complexité et surtout de beautés saisissantes !

Happe ces moments, à te sentir tout petit, un fil posé sur l’eau, une plume dans le ciel, un p’tit bout d’Homme sur un grand bout de planète. Happe ces moments à regarder l’horizon, peu importe la couleur qu’il aborde, signe s’émotions si particulières, ..

Touche ton embarcation, qu’est le bateau, expliques-lui ton envie, ton désir. Racontes-lui tes déboires. Travailles ensemble. Fais attention à ses éléments. Sauvegarde les voilures. Utilises-le à bon escient. Emmènes-le dans des lieux magnifiques et qui lui convient.

Souviens-toi de la force de ce séjour.

Rappelles-toi de l’expression si unique lorsque tu touches Terre.

Ressources-toi.

Rassasie-toi de cette eau bleue, pleine d’humeurs !

Le 15 Aout 2005.


Par Miss Purple
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Lundi 27 février 2006

  

Je t’aime, Bénin !

Je vais te rejoindre plus tard mais un jour.

 

Adieu mon enfance

Je vais retrouver

Je vous ai tous aimés

Mais je vais voir mon aimé !


Soleil de ma vie

Soleil de mon cœur

Je suis épris

De mon bonheur


Ambiance

Musique au vent

Familles heureuses

Tout le temps


Chaleur humaine

Lumière qui éclaire

Je ne sais où cela mène

Dans la nuit claire.


Le 6/12/2001.

 


 

 

 

 

Par Miss Purple
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Jeudi 16 novembre 2006

 

Qu’est- ce que c’est le slam ?

 

 

 

C’est s’exprimer

Emouvoir

Réciter

Faire valoir

 

 

Choisir un texte

Pétrir un texte

 

 

Donner son opinion

Proposer son point de vue

Libérer son expression

Défendre une idée inattendue

 

 

C’est surprendre

Proposer

Suspendre

Oser !

 

 

Lire un texte cher

Chercher son sens

Dire des p’tits mots

Modeler sa danse

 

 

C’est trouver une sonorité

Chercher un rythme

Jouer avec les mots

Faire un one man show

 

 

 

C’est interagir avec le public

Défendre un forme poétique

Interpeller la salle

Et entrer dans le bal !

 

 

C’est un espace libre

D’expression libre

C’est un temps libéré

Une forme de liberté

 

 

Exprimez-vous jeunes gens

Et plus vieux

Osez faire le pas

Vous ne regretterez pas !

 

 

Bien sur la timidité est à dépasser

Mais une fois lancé,

C’est de l’adrénaline

D’entendre le public se lécher les babines !

 

 

Peu importe d’être habitué ou débutant,

« Ecriveur », rappeur, ou joueur,

Venez essayer, c’est ça l’important

Enlevez vos peurs !

 

 

Ce n’est pas un espace pour juger

Mais un moment de loisir

Un lieu pour jouer

Une soirée à retenir !

 

 

Maintenant il est temps

Que je vous passe la main

Osez maintenant

Et lâchez-vous un rien

 

 

Pour le plaisir de tout le monde

Ici présent

De découvrir une nouvelle onde

A présent !

 

 

A vous de jouer !

 

 

                                                                                    Le 15 novembre 2006.

Par Miss Purple
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